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Le dépassement de soi : comment y arriver

heart

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Quand j’étais plus jeune, je voulais ressembler à une fille de ma classe. C’était une gazelle, elle courait tellement vite. Elle faisait du sport en dehors de l’école à un haut niveau. Je l’admirais. Moi, j’étais douée à l’école mais pas en sport.


Pourtant, j'adorais le tennis. Je me rappelle de mon entraîneur qui me disait, “Gwladys tu joues bien, tu as du potentiel, mais tu dois te dépasser, il faut aller chercher toutes les balles, il faut courir, ne rien lâcher”. Et oui, dès que ça devenait trop fatigant, je laissais tomber.


Je me suis remise au sport pendant le confinement. Je cours. Et j'ai cherché à savoir...


Quand l’effort devient-il trop difficile ?

Comment se dépasser ?

Est-ce que je peux changer mon état d’esprit ?


Je me suis posée les mêmes questions dans les autres domaines de la vie. Car au final, mon comportement était similaire dans mes projets personnels. Quand l’effort devenait trop dur, je baissais les bras que ce soit pour une campagne facebook à lancer ou pour faire preuve d’ingéniosité avec ma fille pour qu’elle se concentre ou encore pour perdre du poids.


Si tu te poses aussi ces questions, si tu abandonnes avant même de démarrer un effort, alors rien n’est perdu !!! Il est possible de changer et de progresser.


Prendre conscience de sa zone de confort


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Photo @Vinicius Wiesehofer - Unsplash


Pendant des mois, j’ai stagné, je courais sans me faire mal et ça me suffisait. Quand je devais gravir une côte, l’effort était trop intense, alors je marchais et je reprenais ensuite ma course. Et puis au bout de plusieurs mois, mon mari m’a rejoint lors de mon running, il m’a proposé de mettre une montre pour mesurer mes résultats (vitesse et fréquence cardiaque).


Bilan de cette course : aucun progrès alors que je courais depuis des mois régulièrement !!! Ma fréquence n’avait pas bougé (je la connaissais à peu près) alors que j’espérais la faire baisser !


Donc la première clé est de se rendre compte de l’état actuel.


Si je n’arrive pas à faire comprendre des choses à mon enfant, quel est mon degré d’implication ? Est-ce que j'y mets mon cœur ? Est-ce que je cherche à m'améliorer ? Est-ce que je répète les mêmes schémas sans chercher à faire autrement ?


Si je veux être en meilleure forme, je pars de quel niveau ? Je mange du chocolat tous les jours ? J’ai de la volonté ?


Cet état des choses nous permet de prendre conscience de notre réalité sans nous cacher derrière de fausses idées ou de fausses perceptions.


C’est vraiment le départ pour progresser.


Comment sauter le pas ?


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Photo @Kekai Ahsam - Unsplash


Je viens de commencer le livre de Barack Obama, une terre promise et il explique le fondement de son cheminement : “je n’aimais surtout pas perdre.” Cette phrase a résonné en moi. Car pendant longtemps, le sport pour moi n’était pas un domaine de progression possible.


Alors vient le moment de l’introspection. Pourquoi est-ce que je stagne ? Est-ce que je veux progresser ? Est-ce que je veux rester la même avec un état d’esprit de victime ?


Ce moment est très personnel. Chacun doit prendre le temps de se poser ces questions. Après la prise de conscience, c’est le moment de décider de ce que l’on veut pour soi.


Et pour y arriver, il est nécessaire d’être dans un état d’esprit positif, de se faire confiance et d’avoir envie d’avancer.


Et la peur ?


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Extrait de l'album Tintin au Tibet de Hergé


La peur de l’effort ? La peur de souffrir ? La peur de se faire mal ? La peur d’échouer ?


Souvent, on n’ose pas faire cet effort car on a peur. Et la peur nous bloque.


Je ne veux pas grimper sur cette côte. Je vais avoir mal. Je ne veux pas avoir mal.

Je veux éduquer mes enfants avec bienveillance mais je n’ai pas de patience. Je vais échouer de toute manière.

Je veux perdre du poids mais c’est trop dur. Je n’y arriverai pas. Je ne veux pas souffrir.


Est-ce ça t’arrive d’avoir ces idées contradictoires qui se battent dans ton esprit ? C’est ce qui m’arrive tout le temps. Mon état d’esprit va prendre du temps à changer. L’effort reste pénible quand il est trop dur !!


D’ailleurs, ça me fait penser à une scène de l’album Tintin au Tibet. Milou entend des voix, le Milou ange et le Milou plutôt diablotin. C’était exactement l’état dans lequel j’étais :-)


Et bien, la seule solution c’est de faire l’effort et de le faire régulièrement. Si tous les jours, tu répètes cette nouvelle façon de faire, tu habitues ton esprit à cette idée, cette action et un jour, tu parviens à ton objectif.


Si par exemple je n’ai pas l’habitude de me lever le matin tôt. Tous les jours, je le fais quand même. Au début ça va être dur mais à force de me confronter à mon mental (qui me dit de me coucher), je me rends compte que c’est possible et à un moment je n’écoute plus les voix de mon mental.


Un esprit d’analyse et une régularité


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Photo @Luke Chesser - Unsplash


Avant j’avais tendance à lancer des projets, démarrer des activités et quand je stagnais ou quand j'échouais, je passais à autre chose, je lançais un autre projet sans analyser les raisons de mon échec.


Albert Einstein le dit très bien : “Si tu fais ce que tu as l’habitude de faire, tu récolteras toujours ce que tu as semé.”


Alors ce que j’apprends aujourd’hui, c’est qu’il est nécessaire d’analyser ses résultats. La motivation c’est bien, une stratégie et des objectifs chiffrés c’est mieux !


Nathalie Lesselin est la fondatrice de Kokoro Lingua, une startup de langues pour les enfants. Je l’ai interviewée dans mon podcast et voilà ce qu’elle a dit : “au départ, je ne me suis pas fixée d’objectifs, je voulais toucher un maximum d’enfants mais ça ne veut rien dire, c’est quoi un maximum d’enfants ? 10.000, 3.000 enfants ? Donc j’ai commencé à me dire, on va se fixer un objectif ambitieux, on s’est dit qu’on allait atteindre 3 millions d’enfants en 3 ans, j’ai dit à mon cerveau, c’est là que j’ai envie d’aller, il va falloir que tu m’aides. On est dans cet état d’esprit à se dire comment on va faire pour que ça se réalise. Ca nous oblige à nous poser plein de questions, on est dans du concret.”


Depuis cette prise de conscience, quand je cours, j’emmène ma montre. Et j’ai progressé ! En deux mois, mon objectif de vitesse était atteint.


Et l’effort n’est plus aussi pénible. Je suis tellement contente de progresser que ça me stimule. Avec les chiffres, je me rends compte concrètement de mes résultats.


Et la discipline ? C’est la clé pour se dépasser. L’effort doit être régulier. Si tu veux progresser en course, impose-toi un nombre de sessions par semaine, si tu veux lancer un projet, note dans ton agenda un temps dédié toutes les semaines.


S’entourer des personnes qui nous portent


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Photo @Marc Rafanell- Unsplash


Pour le nouvel an, j’étais en famille et mon frère et ma belle-soeur me proposent de courir. Je suis motivée :-) Je cours depuis un moment et je suis régulière. Et là, le moment de vérité arrive. On démarre par une côte bien corsée. Je m’arrête.


Ma belle-sœur a gravi la côte tranquillement (elle a fait le Kilimandjaro !!), je l’ai suivie et j’ai décidé de poursuivre et ne rien lâcher ! Et on a couru sur quelques montées et j’y suis arrivée !


La leçon de cette expérience est que pour gravir la côte, pour trouver la piste pour éduquer son enfant, pour faire face à une difficulté, on peut se faire accompagner, on peut trouver une personne qui va nous aider. On peut s’entourer de personnes inspirantes et positives.


L’essentiel est notre état d’esprit


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Photo @Kaylee Garrett- Unsplash


Ce matin, j’écoutais le podcast de Jay Shetty, un influenceur britannique, auteur du livre Penser comme un moine. Il évoquait 2 études* intéressantes réalisées aux Etats-Unis.


Dans un hôpital, on a pris des patients malades du cœur qui ont subi un pontage coronarien. Pour éviter une rechute et une nouvelle opération, les médecins leur ont dit de changer leur hygiène de vie. Deux ans après, seuls 10 % des patients avaient changé leurs habitudes.


Dans un autre hôpital, un médecin a pris des patients fumeurs et malades du cœur. Ces patients ont suivi un programme pour arrêter de fumer et ont accepté de suivre un régime alimentaire strict. Au bout de 3 ans, 77 % d’entre eux ont continué à avoir cette nouvelle hygiène de vie. Ils n’avaient pas rechuté.


Alors pourquoi les résultats sont-ils différents ? Pourquoi certains refusent-ils de changer alors que d’autres y arrivent ?


Selon cette étude, tout vient de la manière de percevoir le changement. D’un côté, on motive les personnes avec la peur de mourir. La mort est trop effrayante et renforce leur déni. Les personnes retournent à leurs anciennes habitudes.


De l’autre côté, on encourage la guérison avec une vision plus positive, avec la joie de vivre. Et le programme ne s’est pas concentré uniquement sur le régime alimentaire mais il a ajouté un aspect plus spirituel et psychologique. Les patients ont pratiqué de la méditation, du yoga, de la gymnastique et de la relaxation. Ils se sentaient tellement mieux après cet ensemble de pratiques qu’ils ont continué.


Le cheminement peut être difficile ou il peut être simple. A nous de choisir ce que nous voulons. Voir cette expérience comme une opportunité ou comme une difficulté insurmontable. C’est une question de perception.


Et je finirai par les mots de Nelson Mandela :


“Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse.”



*https://www.fastcompany.com/52717/change-or-die

Photo principale : Fionn Claydon@Unsplash



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Écrit par Gwladys

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