Jérôme est devenu maraîcher et agriculteur en permaculture

Comment se reconvertir en maraîcher ?


Dans mon passé d’industriel, j’avais un rythme de vie assez classique, lundi-vendredi, 8h-18h, un bon revenu et j’avais tous mes week-ends, toutes mes soirées mais le job en lui-même ne m’intéressait plus vraiment. Mes idées n’étaient pas compatibles avec mon travail.

A l’intérieur, ça tiraillait et ça je n’en pouvais plus. Aujourd’hui, j’ai une vie vraiment différente qui me comble. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de difficultés dans mon quotidien, ça n’est pas “cui cui les petits oiseaux, les fleurs bleues…” mais je suis heureux et c’est important. Si tu veux savoir comment faire pour être maraîcher en permaculture, je te donne mes conseils. 

 

Mon parcours

J’ai démarré par une formation en école d’ingénieur dans le monde du bois. J’ai commencé à bosser dans l’industrie, j’y ai bossé 8 ans.

Et au cours de ces 8 ans, j’ai évolué pas mal dans mes pensées. Je me suis intéressé à l’écologie, l’énergie, le bio...Et j’ai fait une rencontre assez déterminante avec des personnes qui m’ont parlé de permaculture, Peter et Jane qui tiennent une petite école de permaculture juste à côté de chez moi. Je cherchais à me former en permaculture, c’était en 2002-2003. Ils m’ont appris beaucoup de choses. Ca m’a donné envie d’aller plus loin.

Et en 2006-2005, ça me travaillait bien, je me suis dit, je change de vie, j’en ai marre de l’industrie, j’ai envie de faire quelque chose qui compte vraiment, qui me comble. C’était un peu égoïste, c’était pour avoir une vie qui me plaît tout simplement.

Et donc, je me suis organisé pour quitter mon job, faire une formation agricole puis acheter des terres et me lancer.



Quels sont les inconvénients ?

J’en vois peu car c’est une vie que j’ai choisie. On n’a plus de patron ce qui est un avantage mais on n’a plus de patron et c’est aussi un inconvénient. Il n’y a personne qui nous dit : fais ceci, fais cela. Donc, il faut savoir être bien organisé et respecter son organisation. Dès fois, on n’a pas envie de récolter les carottes parce qu’il pleut. Mais on a quand même des clients à livrer donc on y va quand même. Donc, il faut savoir de temps en temps se forcer à faire ce qu’on n’a pas envie de faire. 


On a les inconvénients de la vie à l’extérieur. Ramasser les carottes quand il pèle, on n’a pas forcément très envie mais tout le reste du temps, c’est chouette d’être dehors. Si vous aimez être dehors, la vie d’agriculteur est agréable. 


Dans les inconvénients, il y a aussi le côté administratif de l’agriculture. Ça n’est pas une joie surtout la première année.

Il y a beaucoup de paperasse et ça revient tous les ans, il faut faire ses déclarations de revenus, de surface, de culture.

En plus j’ai choisi d’être en agriculture biologique, donc je suis contrôlé par ECOCERT donc ça fait encore un peu plus de paperasse.


C’est un métier physique. Je n’ai pas un corps de superman donc j’ai choisi de ne pas être à temps plein sur l’activité maraîchère.

Au début de mon installation, j’étais à mi-temps sur la ferme et à mi-temps sur l’installation des bâtiments de la ferme. je consacre la moitié de mon temps à l’agriculture, maintenant je n’ai plus besoin de construire des bâtiments puisqu’ils sont presque finis et ce deuxième mi-temps je le consacre à une grosse diversification : apiculture, poules, un verger et j’ai créé un blog pour parler de ce que je faisais et c’est là que j’ai commencé à créer des formations. 


Les avantages de cette vie 

J’avais envie d’être en plein air, donc je suis content. J’avais envie d’avoir une grande autonomie alimentaire. J’en suis encore loin et ça n’est plus un objectif. En revanche, j’ai une grande autonomie en légumes, fruits, en miel et en oeufs. Je ne mange pas que ça, il me manque les céréales, tous les produits laitiers et la viande. Et donc je fais des échanges avec les producteurs de viande ou pour le fromage de chèvre. C’est ultra plaisant pour la famille. En été, on se lève, on va faire le petit-déjeuner dans la jardin. On cueille des tomates cerises ou des framboises ou des figues et voilà c’est un luxe énorme.


Dans les autres avantages, je n’ai pas de lundi, je n’ai pas de dimanche, je peux faire une pause d’une journée, je suis très libre dans mon emploi du temps et c’est précieux.


Ce que je plante dans mon jardin

J’ai beaucoup de légumes, tous les légumes classiques l’été : poivrons, aubergines, concombres, courgettes. L’hiver, j’ai des épinards, des blettes, des poireaux, des carottes, les patates douces et j' des légumes moins classiques, j’ai des chayotes, des ciboules japonaises. Et puis j’ai des arbres fruitiers. J’ai des framboises. J’ai des poules et des abeilles qui me donnent beaucoup de miel.


Ma surface

La ferme fait 6 ha. Je cherchais 2 ou 3 ha. Je n’utilise pas tout, je donne aux agriculteurs le foin qui pousse sur mes prairies. J’utilise 1ha et demi en tout. Tout est imbriqué, les poules ne prennent pas de place car elles sont dans le verger.


Comment une personne peut savoir que cette voie est pour elle ? 

Je dirai qu’avant de se lancer, elle peut essayer. La meilleure formule est le woofing. C’est un principe d’accueil et de service réciproque. On va dans une ferme, on est accueilli dans une famille, nourri et logé et on donne une partie de son temps à la ferme pour aider. Et ça nous fait un expérience.


Et on va parler d’argent.

Avant de se lancer, on a fait un budget avec mon épouse. Notre budget pouvait être couvert par les revenus de ma femme à condition que j’apporte tout ce qui est "non dépenses". Tout ce que j’apporte et qui fait qu’on ne dépense pas d’argent, tous les légumes.

Ce budget, on était sûr de le tenir et tous les légumes que je vendrai, ça serait du bonus, ça me permettait d’être zen et de partir sur un système sans emprunt.

Je n’ai rien emprunté.

Ma ferme n'avait pas de rentabilité obligatoire pour rembourser un emprunt. 


Aujourd'hui, je suis un maraîcher comblé, je nourris ma famille, je vends mes fruits et légumes et d'autres produits. Je gagne ma vie. J'ai trouvé l'équilibre qui me rend heureux. D'ailleurs, il n'y a pas plus grand plaisir que de pouvoir manger mes figues, mes prunes en les cueillant moi-même dans mon jardin.


J'espère avoir pu t'aider.


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photo mentor Jérôme.b.mentor
Vit à Vic-Fezensac

Avant

Ingénieur, j'ai travaillé quelques années dans l'industrie du bois.

Situation

Je vis dans le Gers avec mon épouse et nos 3 enfants, 2 garçons de 14 et 10 ans et une fille de 7 ans. J'ai changé de vie en 2009.
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